[NIP-HOP] KITE WORSHOP【FRANÇAIS / ENGLISH】

**ENGLISH BELOW**

J’ai découvert Kaito Masai, aka Kite, il y a à peu près 3 ans, quand je débutais sérieusement le popping: ce fut une énorme révélation pour moi, parce qu’à cette époque-là, mon jeu de jambes était tout simplement pitoyable. Kite, avec son agilité, sa vélocité et sa musicalité, a été un mentor en quelque sorte…

Mais étrangement, j’étais prise à rêver que je le coinçais dans une cave humide et sombre, et tel un Dexter Morgan, je lui découpais ses jambes afin de pouvoir les enfiler comme des cuissardes, et danser jusqu’au bout de la nuit…
Enfin bon, ça reste du rêve, vous vous en doutez, parce que si cela s’était produit dans la vraie vie, Kite aurait fini cul-de-jatte et n’aurais probablement jamais gagné le Juste Debout. Peu de monde l’aurait connu et moi, je me serais prise un gros procès sur le dos. J’aurais dû entamer une épuisante cavale afin d’échapper à la sentence,, pour terminer en planque dans un cyber-café de Douala au Cameroun, d’où j’aurais dû poster mes articles farfelus… Et ça, c’est impensable.

Bref…

Aujourd’hui, je danse nettement moins qu’avant mais quand j’apprends que Kite débarque sur le territoire, tous mes sens sont en éveil: un workshop de Kite en France, vous voyez, c’est un peu comme une éclipse solaire ou le passage d’une comète: c’est rare… Et puis, un petit workshop de temps en temps, c’est bon pour le moral. Oui, surtout le moral, parce que le corps, lui, te fait comprendre que les portes de la vieillesse sont là, grandes ouvertes… D’ailleurs, les choses ont été bien organisées, avec 3 dates dans 3 villes (Bondy, Lyon et Avignon). Merci qui? Merci Corona, danseur de la team Canal United, qui a été l’initiateur de l’événement :).

A présent, rentrons un peu plus dans le vif du sujet: à ce stade, je ne vais pas vous détailler point par point, minute par minute le déroulement du cours de Kite, mais juste vous donner 3 bonnes raisons d’assister à une ou plusieurs de ses masterclass (on ne sait jamais, des fois que vous alliez au Japon [où il vit] ou que vous vous rendiez au SDK [camp de danse en République Tchèque où il enseigne régulièrement] ou autre…)

1. La possibilité de voir ses crazy legs en vrai…

Comme je l’insinuais plus haut, Kite possède un jeu de jambes très impressionnant, qui, à mon avis, est à la base de sa notoriété. Regardez (showcase du Urban Dance 2009) :

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De ce fait, c’est l’occasion de voir de près les jambes les plus rapides du far west à l’oeuvre.

2. C’est un bon gars…

Toujours le smile, toujours un petit mot pour rire: une bonne humeur ambiante règne durant le cours et ça c’est vraiment plaisant. C’est quelqu’un d’ouvert et humble… J’entends par là qu’il n’a pas été perverti par le succès (ou alors, il le cache très bien).

Pour être honnête, j’ai rarement vu des danseurs agir avec de la condescendance ou de la froideur envers leurs élèves mais il m’est arrivée de participer à quelques cours où les interactions avec le professeur se limitaient strictement à :

5, 6, 7, 8…

Chiant comme la mort, en résumé.

3. Une bonne pédagogie

Bon danseur ne signifie pas forcément bon professeur. Or là, ce n’est pas le cas: sa pédagogie est bonne voire excellente. Les mouvements sont décortiqués, l’exécution est graduelle. Kite s’appuie très souvent sur des exemples, parfois improbables**, mais la finalité est là: faire comprendre à l’élève la technique qui se cache derrière un pas.

** la virgule Nike; Luffy du manga One Piece; le logo du Juste Debout…

J’ai également apprécié le fait qu’il insiste à plusieurs reprises sur le feeling.

Le feeling, la musicalité ou le flow sont pour moi des aspects propres à chaque danseurs et que eux-seuls peuvent développer. C’est ce qui fait le style. Mais voilà, nous ne sommes pas tous égaux ; le rapport à la musique ou l’utilisation du corps diffèrent d’un individu à l’autre. C’est pour ça que je trouve intéressant le fait qu’il donne des pistes et des repères vis-à-vis de ces points-là…

Voilà tout, je vous laisse avec quelques images. La suite de l’album >>>ICI<<<

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– ENGLISH –
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I discovered Kaito Masai, aka Kite, about 3 years ago when I was starting popping seriously: it was a huge revelation to me, because at that time, my footwork was just pathetic. Kite with his agility, speed and musicality was a mentor somehow…

But strangely, I was cought to dream that I was trapping him in a damp and dark cellar, and as Dexter Morgan, I would cut his legs so I could put them like high  boots, and dance through the night… Anyway, it remains a dream, as you can imagine, because if it happened in real life, Kite would have finished a legless person and probably  would have never won the Juste Debout. Few people would have known him and I would have had to face a big trial. I should have been on the run then end up to hide out in a cyber café in Douala, Cameroon, from where I should have posted my weird articles… And that is unthinkable.

Anyway…

Today, I dance much less than before, but when I hear that Kite lands on the territory, all my senses are awakened: a workshop of Kite in France, you see, it’s like a solar eclipse or a comet passing by in the sky : it’s rare… And then, a little workshop from time to time, it’s good for morale. Yes, especially the moral, unlike the body, which makes you understand that the doors of old age are there, wide open… 

Besides, things were well organized, with 3 dates in 3 cities (Bondy, Lyon and Avignon), thanks to Corona, dancer and manager of the Canal United team, who was the initiator of the event :).

Now, let’s go a little deeper into the heart of the matter: at this stage, I’m not going to write a step by step, minute by minute detail report of the entire workshop, but just to give you 3 good reasons to attend one or several of his masterclass (in case you go to Japan [where he lives] or that you to go to SDK [dance camp in the Czech Republic where he teaches regularly] or other… you never know).

1. The opportunity to see his crazy legs in real…

As I insinuated above, Kite has a very impressive footwork, which, in my opinion, is the basis of his fame. Watch (showcase of Urban Dance 2009) :

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Therefore, it is an opportunity to see up close the fastest legs of the far West (the far East? Anyway…) at work.

2. He’s a nice guy

Always a smile on his face, always a quick word to laugh: a good mood that prevails during the course and that’s really pleasant. He is open and humble… I mean he hasn’t been perverted by the success (or he hides it very well).

To be honest, I have rarely seen dancers act with condescension or coldness to their students but I’ve already participate to courses where interactions with the teacher were strictly limited to:

5, 6, 7, 8…

Boring as death, in summary.

3. A good pedagogy

Good dancer does not necessarily mean good teacher. But here, this is not the case: his teaching is good, probably excellent. The movements are shelled, the execution is gradual. Kite’s explanations are often based on examples, sometimes improbable **, but the purpose is here: to convey to the student the technique behind a step.

** Nike’s coma ; Luffy from the manga One Piece; Juste Debout’s logo…

I also appreciated the fact that he repeatedly insists on feeling.

Feeling, musicality or flow, for me, are specific to each dancer and them only are able to develop. This is what makes the style. But now, we are not all equal; the relationship to music or the use of the body differ from one individual to another. This is why I find it interesting that it gives clues and benchmarks concerning those points…

The whole album can be seen>>>HERE<<<

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