[REPORT] CERCLE UNDERGROUND 2.3

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Y’a des soirs comme ça, où t’as juste envie de te poser devant un bon vieux film de kung fu mal doublé des années 70, en dégustant une pizza surgelée (la Galérienne recommande celles du Dr Oetker).

Mais voilà, avant que la procrastination ne s’empare de moi, il faut que je vous fasse un petit compte rendu de l’événement de samedi dernier: Cercle Underground saison 2 épisode 3. Let’s Go!

Déjà, avant de plonger tête la première dans le vif du sujet, petit rappel du principe :

Le cercle underground, c’est une compétition 3 vs 3, organisée par Hagson des Wanted Posse, où chaque équipe ne peut pas se contenter de danser pépère mais doit coûte que coûte défendre son honneur. Alors, fini les paillettes, adieux les mondanités : ce n’est plus un battle, c’est la guerre, mon ami, on règle ses comptes! On danse à en craquer ses baskets, à en froisser le sol. On doit batailler pour ses couleurs jusqu’à la dernière goutte de sueur ; d’ailleurs, chaque membre de l’équipe qui a le malheur de perdre doit céder son t-shirt, symbole des couleurs du crew, aux adversaires qui en font ce qu’ils veulent…

En tout cas, tout n’était pas perdu : qui était là à zieuter allègrement les torses ruisselant de sueur et les six-packs qui brillent à la lueur des spots? C’est Woodyni. Alors… Heureux ?

Difficile de faire un report 100% battle, moi qui aime raconter les détails qu’il y a autour. Mais je vais devoir m’en passer parce qu’il y a beaucoup à dire sur les performances donc, non,

  • je ne vous expliquerai pas pourquoi la ligne D du RER est simplement la ligne de train la plus pourrie de la galaxie (ça l’a toujours été, ce n’est pas près de changer);
  • je ne vous détaillerai pas l’ambiance sucrée qu’il y avait durant le warm up;
  • et bien entendu, je m’abstiendrai de dire que j’étais morte de rire à chaque fois que Babson ouvrait la bouche;
  • Je ne vous raconterai certainement pas comment l’audience s’est figée d’admiration durant la démonstration de Damon Frost, une sorte de Mozart du popping (et accessoirement, juge de la catégorie).
  • Je ne gaspillerai pas des pixels à vous décrire comment le public s’est embrasé à l’écoute de sons comme « Jump Around » de House of Pain et « Pass The Courvoisier » de Busta Rhymes, que DJ Yugson nous a balancés à la figure, l’air de rien.

Bien. Tout cela n’étant pas dit, je peux passer au sujet principal, dans la joie et la bonne humeur.

❝ On veut les battles! On veut les Battles! ❞  S’écrie la foule en délire…

lego-crowd
« OUAIS, DEPECHE!! »

Tout d’abord, une petite vue d’ensemble (cliquez pour agrandir, à moins d’avoir des yeux bioniques):

cercle underground

Sur place, je n’ai pas toujours pu déterminer qui s’appelait comment et je n’ai pas eu une attention égale pour chaque battle (vous comprendrez mieux ce que je veux dire en lisant le report). Donc, à ce stade, ce tableau vous explique un peu qui a affronté qui, qui a gagné, qui a perdu, qui a dû exposer ses abdos à la vue de tous…

Maintenant, à mon tour d’ajouter mon grain de sel.

1 – DTREET vs INGLORIOUS BASTARDS @popping

Sur le premier passage, les Dtreet étaient globalement frais: l’un d’eux était une vraie pile électrique mais son énergie restait bien canalisée avec des mouvements propres. Un autre avait un style orienté waves et twist, avec une attitude provocatrice; seulement, je trouvais cela moins pêchu.

Côté Inglorious, rien à dire, il n’y avait que du bon: Djidawi qui alterne les passages doux et les passages agressifs; Bruce tranquille, dansant la bouche pleine tout exécutant une séries de glides sans bavure. C’est bien, je vois qu’il respecte le « manger-bouger » du ministère de la santé.

Sur le deuxième passage, les Dtreet restent carrés; l’un d’eux mélange brillamment les phases d’équilibre, les waves et les mouvement plus géométriques.

Côté Inglorious, ça sent la démonstration de l’éventail des possibilités de chacun. Tout d’abord, Monsta Pop qui rentre dans la peau d’une véritable marionnette; son visage reste impassible, ses mouvements sont d’une fluidité étonnante, debout comme au sol. On a l’impression que son cerveau ne fonctionne plus; le beat décousu de la musique choisie par DJ Romento a pris possession de son corps… Djidawi a les bras en folie ; Bruce part sur du tétris, du mime.

2 – MIGHTY G vs POP SLAYERS @popping

Sur le premier passage, j’ai trouvé les POP SLAYERS assez disparates: le premier avait un bon flow et un bon groove (ce que je trouve plutôt cool pour un popper); de plus, le son joué était à mi-chemin entre la funk et le hip hop. J’ai trouvé le deuxième danseur bon sur les waves mais moins précis voire off beat quand il passait sur les hits.

Quant aux MIGHTY G… Déjà, il fallait voir leur look absolument swaggué: mêmes T-shirts, mêmes lunettes de soleil, mêmes barbichettes, et une petite veste en cuir pour compléter. D’ailleurs, au moment où ils arrivent sur scène, Babson sort un « on croirait voir Ice Cube, NWA et ???« …

Je n’ai pas bien entendu le dernier nom mais je trouvais la comparaison juste et drôle. Greenteck nous a délivré un passage très smooth plein de hits et de waves, mais pas vraiment dans le personnage qu’on connait, vous savez, celui qui peut se figer dans la moindre direction de l’espace et popper dans des positions improbables.

Prince, franchement, il a des pops de cinglé. Son t-shirt (assez ample pourtant) aurait pu se déchirer sous la pression, m’voyez… Et puis Ness, en plus de faire une démonstration de sa puissance, rentrait dans un jeu de provocation en allant chercher l’adversaire.

Sur le deuxième passage, les choses s’amplifient. Chaque équipe défie plus, cherche d’avantage l’adversaire. Je salue le travail de groupe côté POP SLAYERS qui ont placé quelques combinaisons. Côté MIGHTY G, puissance et agilité sont montées d’un cran.

Greenteck qui twist et tourne sans cesse, avec une vélocité délirante ; Ness est complètement transporté, il exécute d’importants passages au sol suivi d’enchaînements slow motion – fast motion. Et Prince… Je dirais juste que la tête de Salah pendant sa performance résumait à elle seule toute la situation, une tête à la « WHaAAat?? ». Franchement, ce jeune là, il est dangereux… Vous pouvez d’ores et déjà oublier tout ce que vous savez sur les princes:

Le-Petit-Prince1
Le petit prince (the little prince)

 

prince_megahit
Prince of Persia

 

princ_lu
Prince de Lu

A l’exception de celui-ci:

Prince
The Artist

3 – BW vs FIGHTING SPIRIT @house

Je vais moins m’épancher sur la house parce que j’étais trop préoccupée à kiffer le son et à être subjuguée par les danseurs. Pas que les autres catégories étaient merdiques, c’est juste que j’étais en fascination totale…

House_sega

La performance des deux équipes étaient géniales mais je ne vais pas mentir, mon coeur penchait pour les Fighting Spirit.

Dans ce groupe, trois danseurs, trois personnalités distinctes mais complémentaires:

– Sarah BIDAW: un style house teinté d’inspirations africaines, de l’élégance, de la féminité et un solide footwork de terre.

– Frankwa: un footwork excellent, et plus aérien. Il est léger, il est habile, c’est un plaisir de le voir danser. C’est un virtuose qu’il faudra surveiller dans le temps.

– Perla: un mélange d’agressivité tout en gardant de la féminité, pour un bel effet. Elle me faisait penser à Hilary Swank dans « Million Dollar Baby ». (Ce n’est pas une critique. Je ne suis pas en train de dire que Perla, c’est un bonhomme ou quoique ce soit…)

Ces trois-là ont exécuté une combinaison qui a déchaîné la foule. Tout s’est merveilleusement enchaîné entre le passage solo de Sarah, le trio au sol, puis le duo Perla/Frankwa au sol et debout. L’instant qui a suivi, j’ai brièvement cligné des yeux. Quand je les ai réouvert bien grand, Perla était sur une épaule de Frankwa, brandissant une banane et les deux se sont mis à faire des poses de mannequin. Enfin, Frankwa s’est mis à défiler comme sur les catwalks, avec Perla sur son épaule. J’ai re-cligné des yeux et quand je les ai réouvert en grand, une partie du public était sur la scène à sauter, à crier de joie, bref… à kiffer sa race, n’ayons pas peur des mots!!

4 – SOUL EATERS vs MAKANDRA @house

J’ai pas grand chose à dire sur ce battle si ce n’est une bonne alchimie entre les membres du crew Makandra.

5 – FRESH SHIT vs CHASSEUR 2 PRIME ; SUBSKILLZ vs DE-KLAN ; WANTED POSSE vs THE CAGE ; DIRTHAY DUTCH vs RYTHMIK

En résumé, le bboying et le hip hop… C’était cool mais ça ne m’a pas éblouie au point que je noircisse des pages de mon bloc-note… Donc les curieux devront attendre les vidéos :-p .

6 – FINALE POPPING: MIGHTY G vs INGLORIOUS BASTARDS

On a dû employer une bouteille pour désigner l’équipe qui commence car personne ne se lançait: place aux MIGHTY G.

De leur côté, on sent que ça hésite mais c’est finalement Greenteck qui se lance. Un peu timidement, vous voyez, comme si le son ne l’emballait pas plus que ça. En tout cas, cela ne l’a pas empêcher de trouver les ressources nécessaires pour lâcher le dragon; je retrouvais là le Greenteck que je connais et que j’aime, et à entendre le public, je ne devais pas être la seule à apprécier…

Djidawi, toujours aussi bon, rien à dire. De même pour Prince. D’ailleurs, avec ses pops de fou, je me demande comment il faisait pour ne pas transpirer…

❝Ca, ma fille, c’est ce que l’on nomme « la classe »❞

Bref… Je l’ai simplement adoré, que ce soit pour le style, le jeu, la technique et l’audace…

Monsta, lui, était dans son monde, en communion avec la musique.

Bruce et Ness étaient plus piquant durant cette finale, que ce soit dans la danse ou dans l’attitude.

De manière générale, je trouvais que ce battle opposait en quelque sorte les jeunes fougueux et insolents contre les aînés qui leur apprennent la vie à coup de chicotte. L’atmosphère était chargée en électricité, particulièrement entre Bruce et Greenteck.

Alors, comédie, pas comédie… Tout ce que je sais, c’est que j’ai apprécié les performances des deux teams et que la victoire a été remportée par les Inglorious Bastard.

7 – FINALES BBOYING, HOUSE et HIP HOP

Haute tension en bboying aussi, à la limite de l’embrouille à mes yeux. Mais voilà, apparemment, il ne faut pas s’en faire, c’est l’esprit, c’est dans le jeu, tout va bien… Eh bien si c’est ça, ils jouent très très bien, ces danseurs hein, actor studio^^. Bons passages cela dit, mais j’ai senti les SUBSKILLZ vraiment déchaînés…

En house, j’ai tout adoré, que ce soit une équipe ou l’autre (avec une préférence pour les FIGHTING SPIRIT, là encore). Les sons que balançait DJ SamOne étaient entrainant; et c’était un plaisir de le voir lui, à fond dedans, à kiffer sous son casque et à se taper des délires avec la table de mixage…

En hip hop: je dirais simplement que quand Paradox sort la chemise bleue à carreaux, rien ne l’arrête.

Voilà pour le report, maintenant il ne vous reste plus qu’à guetter la mise en ligne des vidéos…

UPDATE:

☞ Finale BBOYING

☞ Finale HIP HOP

☞ Finale POPPING

.

Woodyni Underground

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