[REPORT] UK B-BOY CHAMPIONSHIP 2013

**In English**

Le weekend dernier avait lieu le UK B-BOY CHAMPIONSHIP, un des événements incontournables de la scène hip-hop, à Birmingham.

[Avis aux intéressés: Birmingham, c’est ni Londres, ni sa banlieue. Ne vous trompez pas d’aéroport comme certaines dont je tairai le nom…]

C’était une première pour moi et en toute franchise, le UK B-BOY CHAMPS ne m’a pas fascinée outre mesure… J’ai plus été fascinée par les sandwichs des supermarchés anglais donc…

Daunat, Sodebo, Weightwatchers et consorts; sortez un cahier, un bic et prenez note:

Prière de faire l’effort. La pauvre lamelle de jambon, la salade qui fout le camp, le pain gorgé d’eau qui colle au palais… vous arrêtez.

Je reviens sur le UKBC, notamment sur les raisons pour lesquelles j’en tire un bilan mitigé.
Tout d’abord, il faut savoir que mon ressenti sur la globalité d’un événement dépend du concours de plusieurs facteurs et dans le cas du UKBC, voici ce qu’il en est:

  • Danseurs                                                 ★★★☆☆

Bon, y’a matière à débattre ici. Je trouvais que ça manquait d’énergie pour les présélections. Par contre, il y a quelques danseurs qui m’en ont mis plein les yeux durant le week-end (et encore, cette expression est soft pour décrire mes sentiments réels. J’y reviendrais un peu plus bas)

  • Dj’s                                                             ★★★★☆
  • Public                                                        ★★★☆☆

Très chaud et réceptif pour le b-boying, tiède voire froid pour les autres disciplines. En même temps, c’est avant tout un événement dédié aux b-boys donc ça ne me surprend pas vraiment.

Anaïs chantait « je haaaaiis les couples… ». Moi, je ne hais que ceux qui s’embrassent toutes les 3 secondes durant un battle. Pourquoi? Parce que toutes les 3 secondes, t’as un mec qui vient insérer sa grosse tête dans ton champ de vision et te masque ainsi la vue le temps d’un baiser posé sur les lèvres de sa dulcinée…

C’est tout ce que j’ai à dire pour le public.

  • Animation/interlude                            ★★★★☆

Un crew de beatboxers totalement dément, un jeu impliquant 6 personnes du public qu’on pourrait intituler « qui est le plus stylé? » en se basant sur le look, le pimp walk et le thong check (« underwear check » décrit amplement mais « thong », ça fait plus… ooh la la, winky winky). Et bien sûr le Japanese kids (enfin, je présume que ça ne pouvait être que bien, je n’étais pas là pour le vérifier hélas).

  • Organisation                                            ?

J’ai rien relevé de particulier (infos: casse-croute et boissons interdits à l’entrée. Et puis t’es suspect si tu as un appareil photo réflex dans ton sac. A part ça, les vigils sont sympathiques et souriants… Oui vous avez bien lu…).

Il y a apparemment eu un couac pour les présélections en popping, qui se seraient faites « d’office »: certains participants se seraient pris un gros vent sans avoir pu batailler (en gros, on est passé d’un top16 à un top 8 par magie, sans vrais battles. Pas cool quand tu viens de loin. Pas cool tout court). Seulement, je n’ai pas pu en être témoin, c’est pour ça que je ne mets pas de note.

  • Salle O2 Birmingham                           ★★★☆☆

Le son n’était pas tip-top (franchement dommage pour les beatboxers, ça gâchait un peu leur performance). La scène était bordée en hauteur de grosses enceintes donc ça crée des angles morts pour ceux qui étaient situés au balcon.

J’apprécie quand même l’effort avec la retransmissions sur écran géant. Mais ça ne change rien pour ceux situés dans la zone rouge…

O2FR

  • Prédispositions psycho-physiques  ★★☆☆☆

Eh oui, ça compte! J’étais claquée en fait… La forme, on ne l’a pas toujours quand on doit gérer une double-vie… Pas le genre de double vie où tu as 3 amants, un compte au Liechtenstein, quelques amis dans la mafia serbe… Plutôt le genre de double vie où tu es journaliste au DailyPlanet la journée et que, la nuit, tu dois enfiler une combi en lycra bleu avec un gros « S » dessus pour sauver des vies, mais attention, tes collègues ne doivent pas le savoir. Aaah, si je pouvais vivre une vie hip-hop à plein temps…

D’autre part, il faut prendre en compte l’épopée du voyage: tu te lèves à 5h30 quand t’avais prévu de te lever à 4h30, tu réalises que Birmingham, c’est plus loin que ce que tu pensais… Sans parler des traditionnels badma’fak’ (bad motherfuckers) de l’aéroport qui te font jeter ta bouteille d’eau pour mieux te la faire payer 4 euros en zone duty free. T’as le ventre vide, la gorge sèche, tu veux pas payer 2,5£ le paquet chips EasyJet et il est hors de question que tu jettes tes 3 sandwichs triangle à l’entrée du O2, donc tu sorts de la file d’attente et tu te diriges vers l’auberge de jeun…

Woodyni. Ta vie. On s’en fout.

  • Autour the l’event                                ★★★☆☆

Les workshops et les deux soirées.

Je n’ai assisté qu’à une d’entre elles, le Waack Date, donc la note porte sur ça.

J’aurais bien mis 5 étoiles même 7! Mais le DJ, franchement, je sais pas d’où ils l’ont sorti… Improbable, le mec. Les sons passés étaient bien; juste mal parfois ultra mal enchainés. Un moment donné, il n’y avait plus de musique donc tu te dis « ouh, ça sent l’heure de rentrer ». Mais en fait, non, c’était une coupure gratuite, pour le plaisir du silence ou que sais-je…

Aussi, les gens osaient pas trop danser. Bon, ok, il y a le temps de se désinhiber mais voilà, le temps que ça se fasse, il est déjà l’heure de quitter les lieux…

Sinon, de très beaux battles parce qu’à la base, le Waack Date est un battle 2 contre 2. Chaque équipe est composée d’un waacker et d’un danseur d’une autre discipline (locking, b-boying, dancehall, krump, claquette, voguing…). Un moment de pure euphorie 🙂

De manière globale , cette édition du UK B-BOY Championship était plutôt cool, avec une bonne ambiance générale, un beau spectacle. Mais voilà, j’ai toujours la dent dure en critique. SANS PITIE FOR EVER, mouahahaah!!

♥ COUPS DE COEUR ♥

– Mufasa, en hip hop: un plaisir de la voir danser, elle a une pêche, une âme, elle dégage vraiment quelque chose de fort quand elle danse. En tout cas, c’est l’effet que ça me fait. Un apport de chaleur durant les présélections un peu mornes…

– Hoan et Paradox, à la conquête de l’Europe: c’est l’invasion!! Ces deux là ramassent tout. Ils gagnent tout. Ceux que j’aime chez les deux, c’est la beauté et la finesse de leur style sans explosivité. Paradox, très classe. Hoan, très subtil.

– Bruce YKANJI, le surfeur d’argent. J’avais déjà fait une allusion aux 4 fantastiques avec les juges du JUSTE DEBOUT donc c’est une suite logique. Va falloir lancer une série d’investigations sur ses chaussures, notamment sur la présence éventuelle d’un système de sustentation magnétique, parce que ses glides là… no way.

– Anna NINJA & SoFiabulous, duo vainqueur du Waak date. Elles évoluent respectivement en voguing et en waacking, 2 styles proches que j’apprends doucement à aimer. Enfin, ça c’était avant de les voir danser: elles étaient magnifiques (leurs vêtements, coiffures, maquillage..), élégantes, une attitude de divas, une performance maitrisée. C’est mon coup de coeur d’une part, parce qu’elles en jettent. Il y a quelque chose d’envoûtant chez elles, j’éprouve du désir. C’est le genre de sensation qu’on éprouve quand on est une femme et que parfois, en présence de certaine femmes (rien que part leur présence), on laisse échapper un « wow » de fascination… Ca me fait penser à une vieille pub AXE, où une nana utilisait le déo de son mec parce qu’elle n’en avait plus et que du coup, toutes les femmes dans la rue se retournaient sur elle… Bah voilà, peut-etre que le charmant duo avait simplement mis du déo pour homme….

– Morning of Owl, équipe coréenne de bboying: LE coup de coeur du week end. C’est du b-boying d’un niveau inimaginable, limite pas humain… Entre le mec sapé en ninja, cheveux longs et vêtements volantés, si bien que parfois tu n’arrives pas à distinguer s’il est à l’envers ou à l’endroit. Il va trop vite, et ce, dans la moindre direction de l’espace!

Et le gars, du nom de Pocket si j’ai bien tout compris, qui te fais un combo coupole/spins interminable, avec une multitude de variations, et pour couronner le tout, il enlève son tshirt en cours d’exécution. IL… ENLEVE… SON… TSHIRT… punaise.

Et des tas d’autres choses époustouflantes, des combinaisons sorties de l’espace et d’une précision nanométrique au point que tu te demandes s’il s’est bien passé ce qu’il vient de se passer ou si ce n’est pas le fruit de ton imagination. Ils ont mis tout le public d’accord. Tout le monde s’était levé comme pour Danette et criait… J’ai vu des mâchoires par terre, des yeux révulsés, des gens pris de spasmes… DINGUE.

Je pourrais en parler des heures, mais le mieux, c’est de voir la vidéo, notamment la finale contre l’équipe japonaise qui n’a pas démérité. Sans vouloir foutre la merde, tu te dis JAPON vs COREE= haut niveau + frères ennemis= hot hot… Mais en toute sincérité, je pense que les Japonais se sont faits laminés, quoi, ils se sont pris de gros missiles auxquels il devenait difficile voire impossible de répondre (si tu suis les actualités ou si tu es fan de géopolitique, tu saura peut-être retrouver les allusions pourries).

Sinon, les résultats:

MORNING OF OWL (Korea) – World Crew Champions
MENNO (Holland) – World Solo Champion
HOAN (Korea) – World Poppin Champion
PARADOX (Holland) – World Hip Hop Freestyle Champion
GRAVITY (USA) – IBE Seven to Smoke Winner
INTACT (Ukraine) – IBE Footwork Winner
EXTREMO (Spain) – Dirty 30s Winner
TAISUKE (Japan) – DJ Leacy Chief Rocka Award

Woodyni (Who? Dee? Nee?)

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