[REPORT] Paris HIP HOP/Wanted Posse

Salut!

Je vous fait partager un texte que j’ai écrit sur le forum du Juste Debout, peu de temps après la représentation des Wanted Posse, le samedi 22 juin 2013 au Casino de Paris.

Une petite mise à jour est cependant nécessaire:

C’est l’été, oui madame! En gras et en souligné tellement qu’c’est ouf!

Il fait beau et chaud! On peut s’épiler les jambes! Les moustiques passent à l’attaque! Les asticots colonisent les poubelles!! Youhou!… mais malheureusement, si ça suit les tendances passées, ça devrait durer une semaine avant qu’on ne revienne à une météo hiverno-automnale…

Allez hop! Le compte rendu…

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Aujourd’hui, 24 juin 2013. Que dire de bien beau ?

Tout d’abord, depuis 3 jours, c’est officiellement l’été. Cependant, cette appellation devient un peu désuète tant on se croirait à Douala en pleine saison des pluies ou à Bangkok durant la mousson… RIP, l’été.

Ensuite, c’est officiellement la saison des festivals ; là, ça démarre bien, avec Paris Hip Hop ou la quinzaine du Hip Hop et plus particulièrement son coup d’envoi, la célébration des 20 ans des Wanted Posse.

Pour les présentations, je vais lâchement paraphraser les mots du speaker, Juan ( ?), dont l’attitude flegmatique et l’humour pince-sans-rire me rappelait vaguement un certain Thomas Ngijol. Vaguement…

Les Wanted Posse, donc, collectif français multi-générationnel, multi-titré, multi terrain, nous proposaient à l’occasion de cet anniversaire, 3 de leur composition : « Transe », « Racine » et « Révolution ».

Le spectacle est ouvert par un groupe amateur découvert lors du festival DANSE HIP HOP TANZ, les Meltin Dance. Ces 7 jeunes filles tout feu tout flamme, avaient pour mission d’ambiancer le public du Casino de Paris : objectif atteint, notamment lors du passage en coupé décalé qui a mis tout le monde d’accord. (Coupé-décalé ? Avec la culture africaine qui gagne en visibilité en France, des fois je mélange tout… On va dire que c’était du coupé décalé…).

Le contraste entre, d’une part, l’énergie qu’elles dégageaient sur scène, le maquillage à la double face (rappelez-vous, Batman…) et d’autre part, la timidité dont elles faisaient preuve une fois la performance terminée, était plutôt amusant.

Les hostilités continuent, voici l’heure du plat de résistance : les posse les plus recherchés de France font leur entrée. (eh oui, je ne pouvais pas ne pas caser ce jeu de mot pourri, parce que les jeux de mots pas rigolos, c’est mon dada).

Aah, comment dire ? Un spectacle exceptionnel, au-delà de la danse à mon avis. Avec le jeu de lumières, le jeu de couleur, la théâtralité et les chorégraphies, j’avais l’impression de voir parfois une peinture, parfois une séquence cinéma.

Le show était scindé en 2 parties, de 20 et 30 minutes. La première était dans des tons un peu dark, que ce soit dans les éclairages et dans les choix musicaux. Les danseurs, eux, alternaient entre bestialité et quiétude, et variaient sur les styles même de danse. Par conséquent le spectateur (du moins, moi) était toujours choqué ; ce n’était jamais linéaire. Par exemple, une séquence que j’ai bien aimé est celle où ils étaient 3 (ou 4 ?) danseurs, dans une atmosphère lourde, à faire une entrée façon « esclave libéré de ses chaines », les torses et les crânes luisant de sueur (pour le coup, ça aidait bien d’être chauve et musclé), pour au final partir sur un enchaînement house tout en finesse et sorti de nulle part.

Au passage, j’ai pu découvrir Hugson, une vraie boule d’électricité : ça ne fait pas longtemps que je m’intéresse sérieusement au hip hop donc je connais plus le DJ que le danseur.

Dans cette première partie, il y avait quelques passages « figés », où les membres du groupe formaient une figure acrobatique géante. C’était dans ces moments-là que le rendu, appuyé par le jeu de lumière, était proche d’une reproduction de tableau : je ne m’y connais pas en œuvre peinte, je garde surtout en mémoire le Radeau de la méduse.

La deuxième partie est celle que j’ai personnellement préférée. J’aime bien le hip hop créatif, multicolore, et recherché mais je préfère le hip hop démonstratif si je puis dire… Disons que je préfère le hip hop façon hip hop que le hip hop façon danse contemporaine (ne voyez pas de négativité dans mes propos, svp).

Cette deuxième partie était plus un film, avec une succession de scènes dont l’enchainement logique est tout de suite visible. Manifestations, cellules et cour de prison, évasion… Ca laisse place au jeu d’acteur et à des délires improbables (Babson la queer, les Wanted qui font du rap en américain façon yaourt, combat façon ninja…). Et bien sûr, la danse, toujours au top si ce n’est au-delà. L’individualité des danseurs était plus évidente, avec pas mal de passage solo ou duo.

Le public, mélange de jeune, de moins jeune, de parisiens, de balieusards,était très réactif. Du moins ceux qui étaient autour de moi : l’un d’entre eux, un jeune ado que j’ai surnommé Mariah Carey, montrait sa joie en donnant ses cris les plus aigus possible… :

COUPS DE CŒUR :

–        Kapela ! C’est pas que les autres membres puent, loin de là, mais bon voilà, Kapela, c’est un style, une énergie, une générosité dont je ne me lasse pas. Depuis les claques visuelles qu’il m’a mises lors du JD 2012, je garde un œil attentivement ouvert sur ce gars… Et puis il fallait le voir sous la douche (la lumière, j’entends) !!! La puissance qu’il mettait dans ses passages solo, les gouttes de sueur qui volaient dans tous les sens, on se serait cru dans une pub pour une marque de sport, le genre de pub entièrement au ralenti avec des phrases qui veulent rien dire mais qui claquent, style l’âme inhérente du guerrier franchit la transhumance. Just do It….

–        Le metteur en lumière. Je sais pas si ça se dit, j’y connais pas grand-chose au jargon de la scène mais l’éclairage était à point et s’accordait plus que parfaitement avec le reste. D’habitude, je ne prête pas du tout attention à autre chose que la bande son et la choré ; pour le coup, l’éclairage participait vraiment à donner vie au spectacle.

COUPS DE GUEULE :

–        Messieurs les photographes, je sais bien que vous faites votre boulot et/ou que vous êtes à fond dans votre passion… Mais n’oubliez pas que vous n’êtes pas transparents… (Bon, autant les mecs qui étaient sur les côté semblaient plutôt discret mais il y en avait un au milieu, je sais pas s’il a cru qu’il était dans son studio ou quoi…)

–        Le Casino de Paris, quand t’es assis dans l’orchestre proche de la scène, eh bah, tu vois pas la scène… Du coup, tous les passages au sol ou tous les passages au fond étaient peu visibles.

–        Mais où était Junior ?  Mamson ? (C’est un peu mes chouchous)

                                                                                                                                          guillemet_fermant

Le reste en images 🙂 (je vois pas pourquoi je mets un smiley joyeux, parce que la qualité des photos me donne envie de pleurer => appareil compact + éclairage théâtre + sujet en mouvement. Bon, assez d’auto-flagellation…)

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